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 Perreras, les fourrières espagnoles

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virginiebis

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MessageSujet: Perreras, les fourrières espagnoles   Mer 15 Fév - 16:25

Un chien errant dans les rues d'Espagne, dès lors qu'il est attrapé, atterrira dans un centre d'hébergement pour animaux abandonnés. Il en existe deux sortes bien distinctes : les protectoras et les perreras.

 Si les premières ont les mêmes desseins pour leurs protégés que nos petits refuges français (prendre soin des chiens et des chats, tout mettre en œuvre pour leur offrir la possibilité d'être adoptés, etc), les dernières s'apparentent plus à des déchetteries pour animaux ou à des abattoirs, avec toute la négligence, la maltraitance et la cruauté animale qui en découlent, le tout subventionné par l'état espagnol.

 En Espagne, il existe trois sortes de fourrières: celles gérées par les municipalités, employant des ouvriers municipaux pour s'occuper des chiens et des installations, d'autres gérées par des sociétés privées et enfin, celles gérées par des associations de protection animale grâce à des bénévoles. Si celles du dernier type ont, en général, un fonctionnement différent, avec un programme d'adoption pour les chiens qui y résident, l'unique fonction des autres est de maintenir propres les rues espagnoles tout en générant du profit. C'est pourquoi le mot « perrera » fait autant froid dans le dos. Nous parlerons ici principalement des fourrières gérées par des entreprises privées ou des municipalités.
Conditions de vie et de mort dans les perreras .Dans ces fourrières, le bien-être du chien (ou du chat) n'est absolument pas une priorité, bien au contraire. Parmi la liste non exhaustive des actes de maltraitance repérées à grande échelle dans les perreras, on trouve :
   des chiens entassés dans de petits boxs ou petites cages sans aucun confort : pas de coussins, ni de panier, les animaux dorment à même le sol,  
des petits chiens vivant avec de grands chiens, des chiots avec des adultes, tous sexes confondus, ce qui entraîne de nombreuses bagarres souvent mortelles,
une absence totale d'hygiène: les chiens vivent dans leurs excréments, gamelles souillées, les chiens arrivant malades ou blessés, ou qui se blessent après leur arrivée, ne sont pratiquement jamais soignés. On peut même voir des blessures ou fractures ouvertes laissées sans aucun soin, et les épidémies sont courantes,
de même, les femelles mettent bas directement dans leur cage, à même le sol, entourées des autres chiens du paddock ; les nouveaux-nés risquant d’être mangés par les autres chiens,
la nourriture est non adaptée à l'âge/taille du chien, ni en quantité, ni en qualité. Il arrive même que certaines perreras ne nourrissent pas leurs pensionnaires et que les chiens n'aient pas de point d'eau à disposition,
maltraitance de la part du personnel d'entretien : coups, utilisation d'outils barbares tels que perches et lassos pour attraper les chiens, etc...  
 On l'a compris, ici les chiens sont traités comme de vulgaires déchets par des employés pour la plupart aucunement sensibles au sort de ceux dont ils doivent s'occuper, même s'il existe bien sûr des fourrières dans lesquels travaillent (ou œuvrent bénévolement) des personnes soucieuses de leur bien-être.
Et si le chien arrive à survivre à tout cela, s'il n'a pas été tué par ses congénères, s'il n'est pas mort de faim ou de froid, ou si la maladie ou une blessure infectée ne l'a pas emporté, il finira tout de même par être euthanasié. Le délai entre l'arrivée de l'animal dans les installations et la date de son euthanasie varie selon les fourrières mais ce laps de temps est très court : en général d'une semaine à un mois.
 Là encore, les méthodes de sacrifice utilisées sont particulièrement cruelles. Tout fonctionne à l'économie, il s'agit de tuer le plus grand nombre pour un minimum d'argent, peu importe si l'animal souffre. C'est l'injection de produits létaux qui est généralement choisie. Mais souvent, toujours par souci de profits, on utilise des produits inadaptés (médicaments détournés de leur usage, voire produits de nettoyage!), sans anesthésie préalable ou en quantité insuffisante ce qui provoque des agonies longues, conscientes et douloureuses. Alors que ces pratiques devraient être réalisées par un vétérinaire, il a été observé dans différentes perreras que ces actes étaient faits par de simples ouvriers. A la perrera de Palencia, le scandale avait révélé que des chiens étaient transfusés à mort afin d'alimenter en sang des cliniques vétérinaires.  
Certaines perreras n'ont même pas besoin d'euthanasier les chiens : il suffit de ne pas les nourrir, de les laisser s’entre-tuer, ainsi on ne dépense rien ni pour leur alimentation ni pour leur sacrifice. Comme on dit : « c'est tout bénéf ». Dans tous les cas, les conditions de vie y sont tellement difficiles que le taux de mortalité dans une fourrière est toujours élevé.
Des lieux secrets et opaques
La seule chance pour un chien de sortir vivant de cet enfer est d'être adopté. Malheureusement, rares sont les perreras avec un programme d'adoption en bonne et due forme (seules les fourrières gérées par des protecteurs d'animaux leur offrent cette chance, et encore...). Ainsi des associations et des bénévoles indépendants s'acharnent à entrer dans ces mouroirs pour photographier les chiens afin de les proposer à l'adoption sur leurs sites internet. Leur tâche n'est pas simple puisqu'il est compliqué, impossible dans certains cas, de sortir les chiens des cages pour vérifier leur comportement, ou de les tester avec des chats par exemple. Certaines perreras leur interdisent les photos ou euthanasient des chiens déjà réservés. C'est un travail de fourmi et il faut saluer le courage des ces bénévoles de l'urgence.

 De nombreuses perreras sont, elles, totalement fermées au public et aux associations. Mais même dans celles qui entrouvrent timidement leurs portes à ces bénévoles, le manque de transparence est monnaie courante. Et si ces bénévoles sont un peu trop intrusifs ou dénoncent les mauvais traitements subis par les animaux, ils se voient menacés de ne plus pouvoir accéder aux installations. D'où l'ignoble dilemme dont sont victimes les associations: faut-il révéler au grand jour certaines images et agissements, au risque que les chiens n'aient plus aucune chance d'échapper à la mort?

VOILA NOTRE COMBATS!!!!!!
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